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Le réseau des chemin de fer vicinaux (C.F.V ) a permis, depuis la fin du siècle dernier jusqu'à la veille de la seconde guerre mondiale, de desservir des régions demeurées jusque là à l’écart des grandes lignes. Il a rendu les plus grands services à nombre de communes industrielles et agricoles.
Pendant la guerre 1914-1918 il a été encore plus utile qu’en temps de paix car, par sa pénétration jusque dans les coins les plus reculés, son trafic a beaucoup contribué à assurer le ravitaillement des populations comme des usines.
Certes le confort était rudimentaire. Les banquettes manquaient de moelleux et les fenêtres joignaient mal. L’hiver, les wagons étaient glacials, mais qu’il était agréable, à la belle saison, de rouler à allure modérée à travers champs et bois, ou tout près des habitations, à l’air libre sur la plate-forme.
Ces chemins de fer vicinaux ont rendu d’immenses services aux populations les jours de foire, de marchés, les dimanches et jours fériés avec les services d’excursions.
Mais devait arriver le jour où l’utilité et la sentimentalité se retrouvaient vaincues par le progrès ou, plus prosaïquement, par le déficit financier.
Le ‘’ tacot’’ n’est plus, mais ses traces demeurent. De nombreuses gares ont été achetées par des particuliers. Des ouvrages d’art (ponts, viaducs) subsistent encore, témoin d’un passé révolu. Il reste à travers les champs de la région des talus du tacot envahis par les ronces et les arbustes.
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